| Comme les années précédentes,
les agents de la DGCCRF ont quadrillé le marché national des compléments
alimentaires à la recherche des infractions. Les contrôles menés
et les résultats obtenus ne se démarquent pas des années
précédentes. Ainsi plus de 700 sociétés ont
été contrôlées, tant à la production, qu'à
l'importation et à la distribution. Au total, c'est un peu moins de 4 000
produits, étiquetage et composition, qui ont été vérifiés.
Les échantillons analysés révèlent un taux de non-conformité
de 60 %. Les constats sur le terrain sont identiques à ceux des années
précédentes : manque de respect, voire de connaissance d'une réglementation
en pleine évolution, difficultés liées à l'absence
d'harmonisation et aux disparités culturelles entre les Etats membres
Les infractions relevées concernent le plus souvent l'adjonction de substances
non autorisées, en particulier les plantes et les substances qui en sont
extraites, mais aussi les allégations. Il faut rappeler ici que
tous les messages publicitaires faisant le lien entre les composants de ces compléments
alimentaires et la santé ne font pas l'objet de vérifications avant
la mise sur le marché des produits. Le fondement scientifique de ces allégations
est vérifié a posteriori, à la demande des agents de la DGCCRF.
Il a été ainsi constaté l'absence, dans beaucoup de cas,
de réelles preuves scientifiques de leur efficacité. Les
évolutions réglementaires, aussi bien dans le domaine spécifique
des compléments alimentaires que sur des aspects généraux
tels que les allégations, devraient à terme garantir des produits
sains et efficaces. Entre-temps, il est possible de souligner la différence
qui existe entre un médicament, c'est-à-dire un produit permettant
de prévenir, traiter et guérir des maladies, et un complément
alimentaire, c'est-à-dire une denrée alimentaire permettant de remédier
aux déséquilibres alimentaires constatés dans la population
générale. |